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Découvertes en santé : édition 2018

Dernière mise à jour : 21 avr. 2020


J'aime bien me réserver le mois de décembre pour faire une chronique sur quelques découvertes intéressantes qui ont eu lieu dans la dernière année dans le domaine de la santé. Voici donc une courte sélection de découvertes bien intéressantes qui ont eu lieu dans les derniers mois.


Un regard plus éclairé sur la dyslexie

Partout dans le monde, plusieurs enfants dyslexiques se découragent d’apprendre à lire et à écrire. En effet, les personnes atteintes de dyslexie éprouvent des difficultés de lectures et d’écriture. Ils confondant des lettres comme le b et le d ou le p et le q. Ce trouble de l’apprentissage largement répendu touche près de 700 millions de personne. Malheureusement, son mécanisme est encore mal compris. Jusqu’à présent, les chercheurs ont analysés des hypothèses de causes génétiques et neurologiques. Hors, deux physiciens français ont apporté récemment une nouvelle hypothèse à la table : une différence d’origine anatomique pourrait être en cause.

Ces physiciens spécialisé dans la vision ont étudiés attentivement l’anatomie d’yeux de personnes dyslexiques pour les comparer à ceux de gens ne présentant pas ce trouble. Leur découverte fut étonnante. Selon leur recherches, une anomalie située au niveau de la fovéa, partie postérieur de l’œil, pourrait expliquer les difficultés des personnes atteintes de dyslexie. En effet, en plein centre de la fovéa, il existe une zone d’à peine un millimètre de diamètre appellé tache de Maxwell. Alors que ces taches sont asymétrique dans chaque oeil chez les non dyslexiques, elles seraient parfaitement symmétrique chez les gens présentant le trouble d’apprentissage.

​Les chercheurs ont associés ces taches à la fonction d’œil dominant. Ainsi, en présentant des taches de Maxwell symétriques dans chaque œil, ce serait comme si les dyslexiques n’auraient non pas un, mais bien deux yeux dominants! Cette double dominance engendrerait une surcharge d’informations dans la zone traitant la vision du cerveau et serait à l’origine des fameuses images mirroirs rendant le décodage des lettres plus difficile.

Bien qu’il soit encore trop tôt pour tirer des conclusions de cette étude, il s’agit d’une hypothèse intéressante. Elle permettrait, entre autre, de peut-être mettre au point des lampes de lectures permettant de corriger le trouble de dyslexie des gens atteint de la condition.

Un implant au cerveau pour améliorer la mémoire

Dans une expérience rapporté par le journal Nature, des scientifiques, grâce à l’utilisation d’un implant au cerveau, aurait permis d’améliorer la mémoire de participants de près de 15% sur différents tests de mémorisation. L’impact de cet étude est immense, car on estime justement à 15% le pourcentage de la perte de mémoire que provoque la maladie d’Alzheimer sur une période de deux ans et demi.

Le fonctionnement de cet implant ressemble à celui d’un pace-maker, mais pour le cerveau. C’est-à-dire, l’appareil autonome envoit des impulsions électrique à notre cortex lorsque ce dernier peine à chercher de l’information. Il se désactive cependant lors d’une activité plus normale. Cette technologie a été mise au point suite à de nombreuses années de travail de scientifques décodant les signaux de l’encéphale. L’expérience est financé par le Département de la Défense américain, qui y a investit jusqu’ici plus de 70 millions de dollars. Leur objectif ? Trouvé des traitements pour les blessures traumatiques au cerveau des vétérans des guerres de l’Afghanistan et de l’Iraq.

Mais cet expérience et ses répercussion pourrait se révéler aussi crucial pour des conditions comme la démence, la maladie d’Alzheimer, les déficits d’attention, etc. Des implants autonomes similaires, mais aux objectifs différents sont utilisé depuis plusieurs années pour bloquer les niveaux d’activité anormal du cerveau, notamment chez les gens souffrant d’épilepsie ou de la maladie de Parkinson.

Le Dr. Edward Chang, professeur de neurochirurgie de l’Université de la Califonie est optimiste : ‘’Une approche très similaire d’appareil autonome modulant l’activité du cerveau pourrait être adapté dans le futur pour d’autres motifs. On peut penser par exemple au traitement de la dépression ou de l’anxiété’’.

Les médicaments anti-douleurs en vente libre jouent-ils avec votre tête ?

Les médicaments en vente libre couramment utilisé pour atténuer la perception de douleur comme l’ibuprofène et l’acétaminophène pourraient-ils influencer la psychologie de ceux qui les utilisent? C’est une question qu’explore une récente revue de la littérature du magazine scientifique Brain Science datant de février dernier. Après l’analyse de plusieurs recherches réalisées entre 2010 et 2016, les responsables de la revue scientifique ont conclu qu’il y a raison de croire que la prise de ces analgésiques pourraient influencer des traits humains tels que l’empathie, la sensibilité aux expériences douloureuses émotionnellement et la capacité à traiter l’information.

‘’Ces médicaments courants agissent sur des zones du cerveau qui s’occupe de gérer à la fois la douleur physique et la douleur socio-émotionelle’’ soutient Kyle Ratner, le responsable de l’étude et assistant professeur du département de psychologie de l’Université de la Californie à Santa-Barbara. ‘’Bien que davantage de recherches demeurent nécessaire, on peut émettre l’hypothèse que ces médicaments destinés à réduire la douleur physiques pourraient aussi modifier les perceptions socio-émotionnelles. Les implications de ces recherches sont importantes, car il s’agit de médicaments largement consommés dont les effets sont complexes. Nous verrons dans le futur de plus en plus d’études par rapport aux liens entre l’inflammation et la psychologie des gens[1]’’

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